Solaire

Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /2010 11:03

A lire la circulaire du 1er juillet 2010.
A noter 3 "zoom" intéressants qui fixent les interprétations à donner aux notions de :
- "bâtiment existant" qui précise le statut des extensions de bâtiments ;
- "seuil de 250 kwc" ;
- "usage  d'habitation, d'enseignement ou de santé".
On remarquera que pour chaque notion sujette à interprétation, l'interprétation la plus restrictive qu'il soit est à chaque fois retenue par l'Etat, manifestement soucieux d'accorder le moins possible les tarifs d'achats les plus favorables.

Par Ariane - Publié dans : Solaire - Communauté : Grenelle de l'Environnement
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /2010 08:25

ERDF, par des propos tenus dans le colloque de l'UFE repris dans une dépêche AFP, elle-même reprise par le journal Le Monde http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/06/22/trop-de-panneaux-solaires-risque-de-provoquer-des-coupures-de-courant_1376733_3244.html pointe un risque de black-out à cause de "l'engouement un peu intéressé" pour le solaire et son "effet d'aubaine assez fabuleux".

Face à ces  déclarations polémiques et techniquement fallacieuses, les réactions et commentaires des internautes sont très critiques http://www.lemonde.fr/planete/reactions/2010/06/22/trop-de-panneaux-solaires-risque-de-provoquer-des-coupures-de-courant_1376733_3244.html#opened

Et ENERPLAN répond très justement à ERDF qu'il "crie avant d'avoir mal" ! http://www.usinenouvelle.com/article/risque-de-black-out-photovoltaique-enerplan-repond-a-erdf.N134374 

Quant au SER-SOLER il réagit également pour souligner l'absence de risque pour le réseau http://www.energie2007.fr/actualites/fiche/2748/solaire_photovolaique_erdf_enerplan_reseau_electricite_240610.html

Tous sont au moins unanimes pour retenir, comme on l'a fait dans les Echos, l'exemple allemand comme point de référence http://www.lesechos.fr/info/analyses/020604011363-le-grenelle-ii-sonne-le-glas-des-energies-renouvelables-en-france.htm

Par Ariane - Publié dans : Solaire - Communauté : Grenelle de l'Environnement
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /2010 10:31

A lire ci-dessous la dernière déclaration toujours aussi édifiante du Ministère...  :

 

13ème législature

Question N° : 73410

de Mme Gisèle Biémouret ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Gers )

Question écrite

Ministère interrogé > Écologie, énergie, développement durable et mer

Ministère attributaire > Écologie, énergie, développement durable et mer

Rubrique > énergie et carburants

Tête d'analyse > énergies renouvelables

Analyse > électricité produite. rachat par EDF. tarif

Question publiée au JO le : 09/03/2010 page : 2549
Réponse publiée au JO le : 22/06/2010 page : 6957

Texte de la question

Mme Gisèle Biémouret attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur la nécessité toute particulière de la continuité et de la régularité de la politique qui est menée pour le développement de l'énergie photovoltaïque. Le développement d'une filière photovoltaïque impose une stratégie à long terme. La solution du rachat par EDF de l'électricité produite par ce dispositif constitue une solution bien adaptée à notre pays, comme l'a montré le rapport de M. Poignant qui attirait notamment l'attention sur la nécessité d'une stabilité de cette filière, au regard de l'évolution prévisible du tarif de rachat. L'écart entre le tarif de rachat et le tarif de vente par EDF devra obligatoirement se réduire dans l'avenir, mais cette évolution doit se faire d'une façon régulière en liaison avec les coûts des équipements de production d'électricité photovoltaïque. À ce titre, de nombreux élus locaux ont été surpris par le décret du 12 janvier 2010, annonçant la baisse du tarif de rachat de l'électricité photovoltaïque pour les années à venir. Il est aussi prévu de modifier les conditions d'éligibilité s'agissant des installations bénéficiant de la prime d'intégration au bâti. À titre d'exemple, le projet exclut les salles polyvalentes, pourtant très présentes dans nos territoires et à vocation d'usage collectif. Ces décisions compromettent la finalisation de nombreux projets. Plusieurs collectivités locales se sont engagées dans différents projets d'équipement de bâtiments publics en panneaux. Le récent décret du mois de janvier, avec une application immédiate et rétroactive, met en difficulté les collectivités qui ont pourtant été innovantes dans ce domaine. Aussi, elle lui demande de bien vouloir préciser quelles mesures il entend prendre pour garantir aux collectivités locales les tarifs de rachat connus à la date de lancement du projet.

Texte de la réponse

De nouveaux tarifs d'achat ont été fixés début 2010 pour l'électricité produite à partir de la biomasse (tarif plus que doublé), de la géothermie et de l'énergie solaire. Le soutien financier à la production d'électricité à partir de sources renouvelables a été multiplié par 5 en 2009 (500 MEUR contre 100 MEUR en 2008) et, avec ces nouveaux dispositifs tarifaires, devrait encore augmenter de manière significative d'ici 2012. Conformément aux engagements du Grenelle de l'environnement, le Gouvernement apporte donc des moyens financiers d'une ampleur inégalée pour conduire la mutation énergétique de la France et faire de notre pays un champion des énergies renouvelables. Concernant plus particulièrement le tarif applicable à l'énergie solaire : le tarif de 58 cEUR/kWh, le plus élevé au monde, est maintenu pour les installations avec « intégration au bâti », lorsqu'elles sont intégrées à des bâtiments d'habitation, d'enseignement ou de santé (bâtiments présentant des enjeux architecturaux et visuels forts, pour lesquels la mise en oeuvre de dispositifs photovoltaïques est généralement coûteuse à cause des difficultés techniques et de l'absence d'économie d'échelle). Pour les autres bâtiments (bâtiments de bureaux, industriels, commerciaux, agricoles...), le tarif est fixé à 50 cEUR/kWh. Les règles d'intégration au bâti sont améliorées, de sorte que ce tarif favorise les solutions architecturales et esthétiques les plus accomplies, et positionne les industriels et artisans sur un secteur innovant et à forte valeur ajoutée. Ces tarifs d' « intégration au bâti » sont réservés aux installations de puissance inférieure à 250 kWc intégrées à des bâtiments existants (à l'exception des bâtiments d'habitation pour lesquels des contraintes techniques et architecturales existent dans le neuf comme dans l'existant), les installations avec « intégration simplifiée au bâti » pourront bénéficier d'un nouveau tarif, fixé à 42 cEUR/kWh. La création de ce nouveau tarif favorisera le développement du solaire sur les bâtiments professionnels (bâtiments industriels, commerciaux, agricoles...), pour lesquels des solutions totalement intégrées au bâti ne sont pas toujours possibles. Dans son avis du 3 décembre 2009, la commission de régulation de l'énergie (CRE) estime que ce tarif conduit à une rémunération incitative des investissements, avec un taux de retour sur fonds propres des investissements de plus de 10 %. Les installations au sol pourront toujours bénéficier du tarif de 31,4 cEUR/kWh. En outre, pour les installations au sol d'une puissance supérieure à 250 kWc, le tarif variera désormais de 31,4 cEUR/kWh pour les régions métropolitaines les plus ensoleillées, à 37,7 cEUR/kWh pour les régions les moins ensoleillées. Cette modulation géographique permettra une meilleure répartition des centrales solaires sur le territoire national. Afin de garantir une bonne insertion environnementale des centrales solaires, de prévenir les éventuels conflits d'usage et d'améliorer la concertation locale, un décret du 19 novembre 2009 (JO du 20 novembre 2009) précise que ces installations doivent faire l'objet d'une demande de permis de construire, d'une étude d'impact et d'une enquête publique. Le Gouvernement estime, sur le fondement de l'avis de la CRE, que le nouveau dispositif tarifaire, qui tient compte de la très forte baisse du prix des panneaux photovoltaïques ces derniers mois (- 30 à - 50 %), apporte une juste rémunération à tous les types de projets, quel que soit le secteur dans lequel ils sont développés. Les projets faisant déjà l'objet d'un contrat d'achat qui a été signé continueront bien évidemment à bénéficier du régime tarifaire fixé en 2006. Le Gouvernement a constaté le développement, à partir du mois de novembre 2009, d'une bulle spéculative sans précédent dans le secteur du solaire photovoltaïque : alors que mi-2009, EDF enregistrait chaque mois environ 5 000 demandes de contrat d'achat, les demandes ont avoisiné 3 000 par jour fin décembre 2009. L'engagement financier (sur 20 ans) correspondant a atteint plusieurs dizaines de milliards d'euros. La prise en charge, par la contribution au service public de l'électricité, de cet engagement généré en seulement deux mois aurait nécessité à elle seule un relèvement significatif du prix de l'électricité. La poursuite de ce rythme aurait conduit à un impact financier d'ampleur encore plus massive, insoutenable pour l'économie française. Face à cette situation, le Gouvernement a décidé de prendre des mesures de lutte contre cette nouvelle forme de spéculation, destinées à supprimer les effets d'aubaine et protéger le pouvoir d'achat des Français. Ainsi, les projets peu avancés, devront faire l'objet d'une nouvelle demande d'achat de l'électricité aux nouvelles conditions tarifaires. Le Gouvernement a entendu traiter de manière différenciée les projets abusifs ou spéculatifs d'une part, et les projets de taille raisonnable menés de bonne foi, notamment dans le secteur agricole, d'autre part. Le dispositif transitoire, finalement décidé par le Gouvernement après consultation de l'ensemble des parties prenantes et transcrit dans l'arrêté du 16 mars 2010 (JO du 23 mars 2010), est équitable et soutenable financièrement, et reconnaît le rôle déterminant du secteur agricole pour l'atteinte des objectifs du Grenelle de l'environnement et la mutation énergétique de notre pays. Le Gouvernement regrette vivement l'intervention de comportements spéculatifs inacceptables dans le secteur des énergies renouvelables, secteur que la France est déterminée à développer, conformément aux engagements du Grenelle de l'environnement. Le Gouvernement appelle les différents acteurs à soutenir un développement juste et raisonné des énergies renouvelables en général et du solaire en particulier. Il attend des acteurs de l'énergie solaire (donneurs d'ordre, installateurs...) qu'ils concourent activement au développement d'une véritable filière industrielle en France et privilégient le recours à des solutions technologiques à haute valeur ajoutée

Contrairement à ces belles déclarations (axées en plus sur le secteur agricole, ce qui ne répond même pas à la question posée sur le secteur public !!!) le Gouvernement sonne le glas des EnR en France : http://www.arianevennin.fr/article-tribune-ariane-vennin-francois-dauphin-les-echos-18-juin-2010-52511470.html 

Par Ariane - Publié dans : Solaire - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /2010 09:50

Sur la question, souvent posée, du recyclage des panneaux, voici la réponse ministérielle prévoyant un système de collecte et de recyclage volontaire des panneaux par le biais de l'association PV Cycle (65% des panneaux collectés et recyclés à 85% ):

 

 

13ème législature

Question N° :75614

de M. Jean Grenet ( Union pour un Mouvement Populaire - Pyrénées-Atlantiques )

Question écrite

Ministère interrogé > Écologie, énergie, développement durable et mer

Ministère attributaire > Écologie, énergie, développement durable et mer

Rubrique > énergie et carburants

Tête d'analyse > énergie solaire

Analyse > panneaux photovoltaïques. recyclage. perspectives

Question publiée au JO le : 06/04/2010 page : 3815
Réponse publiée au JO le : 22/06/2010 page : 6961

Texte de la question

M. Jean Grenet attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur le recyclage des panneaux photovoltaïques usagés. Ces panneaux ayant une durée de vie garantie d'environ 25 ans, il lui demande de bien vouloir lui donner des précisions sur les conditions dans lesquelles sont envisagées le futur recyclage de ces panneaux, porteurs de métaux lourds.

Texte de la réponse

La filière photovoltaïque connaît, depuis le début des années 2000, un développement très important avec un doublement annuel de la puissance installée. L'objectif fixé dans la programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité est de 5 400 MW installés sur le territoire en 2020, à comparer aux 285 MW installés fin 2009. Bien que les premiers grands volumes de panneaux photovoltaïques usagés ne soient pas attendus avant une dizaine d'années, la question du recyclage des panneaux fait d'ores et déjà l'objet de réflexions et d'études, certains panneaux contenant en faible proportion des éléments chimiques potentiellement dangereux pour l'homme et l'environnement. L'association européenne « PV Cycle », créée en 2007 et qui regroupe aujourd'hui plus de 70 % des sociétés productrices ou installatrices de panneaux photovoltaïques en Europe, a pris l'engagement de collecter plus de 65 % des panneaux installés et de les recycler à plus de 85 %. Il s'agit d'une démarche volontaire de la part des industriels du secteur, soutenue par les pays européens. Les frais de collecte et de recyclage sont assurés par un fonds dédié, alimenté par les entreprises membres de l'association : il n'y a donc pas de surcoût direct pour le consommateur. Si cette démarche volontaire s'avérait insuffisante, un recours à des dispositions législatives ou réglementaires contraignantes pourrait être envisagé, notamment pour contraindre les entreprises non membres de l'association « PV Cycle » à collecter et à recycler leurs équipements.

 

Par Ariane - Publié dans : Solaire - Communauté : ObjectifTerre
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /2010 15:01

Ce nouveau décret n° 2010-502 du 17 mai 2010, publié le 2 juin 2010, modifie le décret n° 2008-386 du 23 avril 2008 relatif aux prescriptions techniques générales de conception et de fonctionnement pour le raccordement d’installations de production aux réseaux publics d’électricité, est essentiel à plus d'un titre. 

Pour les installations nouvelles, le décret précise les conditions d'obtention de la convention de raccordement et aussi les sanctions en cas de changement de matériels non déclarés.

Pour les installations de production existantes déjà raccordées ce décret impose la mise en conformité face aux dispositions du décret du 23 avril 2008 et fixe des échéances pour la mise en conformité des conventions et contrats existants aux dispositions de ce même décret.

En plus de ce décret, lire aussi l'avis de la CRE (Commission de Régulation de l'Energie) sur ce décret. Cet avis, en date du 14 janvier 2010 est publié au JO seulement le 2 juin 2010. Pourquoi ?  Sans doute car dans son avis la CRE mentionne explicitement l'illégalité du projet de décret qui lui était soumis !   

Cf : 

- décret du 23 avril 2008 en vigueur (consolidé avec le décret du 17 mai 2010) : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=D254495480C664F16B9DAF2577BA5DF7.tpdjo04v_2&dateTexte=?cidTexte=JORFTEXT000018692779&categorieLien=cid

 - avis de la CRE : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022290103&dateTexte=&categorieLien=id

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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /2010 09:26
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /2010 09:21

A lire : http://www.usinenouvelle.com/article/l-aide-fiscale-au-photovoltaique-va-etre-rabotee.N133713

Une question : à quoi servent ces syndicats professionnels qui se tirent des balles dans le pied ?  

Par Ariane - Publié dans : Solaire - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /2010 11:29

Sur les frais de raccordement, voici à nouveau le projet de les faire intégralement supporter par les producteurs exploitants de centrales photovoltaïques, soit une augmentation d'environ 40%...

1°/ Lu dans les Echos du Vendredi 11 juin 2010 :

Nouvelle menace sur l'essor des panneaux solaires

Les Echos - 11/06/2010
par THIBAUT MADELIN
Le député UMP Claude Gatignol a proposé que les coûts de raccordement des installations photovoltaïques soient entièrement à la charge des producteurs. L'idée va être étudiée par les députés. Elle fait bondir les acteurs de la filière.

Cinq mois après la polémique sur les tarifs de rachat de l'énergie solaire, le photovoltaïque fait l'objet d'une nouvelle menace qui pourrait freiner son essor.

Selon un projet examiné par les parlementaires et les pouvoirs publics, les particuliers qui veulent installer des panneaux solaires chez eux devraient payer la totalité du coût de raccordement au réseau électrique. Ceux-ci sont actuellement pris en charge à hauteur de 40 % par ERDF, le gestionnaire de réseau de basse tension, et de 60 % par les propriétaires des panneaux.

« La facture des particuliers pour le raccordement pourrait donc doubler » , s'inquiète Jean-Philippe Roudil, délégué général du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Selon lui, cette facture devrait grimper de 1.000 à 2.000 euros. «  Ce changement de règles pourrait changer l'équation économique de nombreux projets de professionnels  », ajoute Richard Loyen, délégué général de l'association Enerplan.

Le projet a été présenté dans le cadre d'un amendement à la réforme du marché de l'électricité débattue ces jours derniers à l'Assemblée nationale. Le député UMP de la Manche Claude Gatignol a proposé que la contribution due par les producteurs d'énergie renouvelable « couvre les coûts de raccordement et de renforcement des réseaux » .

Réaction du rapporteur Jean-Claude Lenoir : « Je vous le dis comme je le pense : dès demain matin, toute demande de raccordement sera instantanément bloquée, car le coût de raccordement et de renforcement est trop élevé pour être accepté. »

Un problème sérieux pour ERDF

Pour calmer le jeu, le député Gatignol a retiré son amendement à la condition que la question soit examinée par la mission d'information sur la sécurité et le financement des réseaux d'électricité et de gaz installée par Patrick Ollier, le président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

« Le problème existe -il ne faut pas se raconter d'histoires ! -, mais il est un peu plus large et nous mettrons en oeuvre de puissants moyens d'investigation pour aider votre mission » , a annoncé le ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Jean-Louis Borloo, avec l'intention d'intégrer un nouveau dispositif dans le texte de loi, qui reviendra devant les sénateurs en septembre.

La mesure serait évidemment très appréciée par ERDF. Avec l'explosion des installations photovoltaïques, la filiale d'EDF n'arrive plus à suivre : les délais s'allongent et la facture s'alourdit.

Du côté d'ERDF, on juge le problème des raccordements sérieux. Le groupe prévoit un coût minimum de 3 milliards d'euros pour assurer l'objectif de 5.400 mégawatts du gouvernement. Or le gestionnaire de réseau est déjà confronté à une montagne d'investissements : il faut financer le compteur communicant Linky, dont la facture menace de déraper, la sécurisation du réseau, l'enfouissement des lignes, les bornes de recharge de véhicules électriques ou encore l'adaptation du réseau aux renouvelables. « Il y a un vrai sujet ERDF, qui dépasse la question du photovoltaïque » , relève un haut fonctionnaire.

Proposition « discriminatoire »

Face à ces besoins énormes d'ERDF, Claude Gatignol s'interroge : qui doit financer les investissements ? « Est-ce toujours le consommateur qui devra payer ? » , via les tarifs de l'électricité. Ou bien ne faut-il pas présenter la note à ceux qui s'équipent ?

L'initiative du député fait bondir les professionnels. « Cette proposition d'amendement est totalement discriminatoire , commente Jean-Philippe Roudil. La participation du producteur d'électricité aux coûts de raccordement doit être indépendante du caractère renouvelable ou non de sa production. »

Le syndicat professionnel estime que le gouvernement doit être cohérent avec l'objectif de 5.400 mégawatts de capacités photovoltaïques qu'il s'est fixé à l'horizon de 2020. Le SER souligne aussi qu'en Allemagne le raccordement au réseau des installations renouvelables est pris à 100 % par le gestionnaire de réseau.


Cf aussi La Vie immobilière du 11 juin 2010 : 
http://www.lavieimmo.com/developpement-durable/nouvelle-menace-pour-le-photovoltaique-7294.html 

2° / Lire la source de cette volonté de ERDF de facturer le raccordement au coût réel :
Réaffirmée lors d'une intervention au Sénat par la Présidente d'ERDF :
http://www.erdfdistribution.fr/medias/Actus_Fichiers/Actu_07062010/Intervention_Michele_Bellon_Senat_01062010.pdf

3° / Voir enfin l'amendement du député Gatignol et autres :

AMENDEMENT N° 86

présenté par

M. Gatignol, M. Nicolas, M. Fasquelle et M. Decool

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ARTICLE 4

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« Toutefois, s’agissant du raccordement d’une installation de production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelable, la contribution due par ces producteurs couvre intégralement les coûts de raccordement et de renforcement des réseaux. ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Le raccordement aux réseaux publics de distribution et de transport d’électricité d’une installation de production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelable doit prendre en compte les contraintes financières dans lesquelles s’inscrit ce type d’opération.

La prise en charge par le tarif d’utilisation des réseaux publics de distribution et de transport d’électricité d’une partie des coûts associés au raccordement susmentionné induit, pour les gestionnaires de réseau, une contrainte nouvelle en matière de trésorerie, dès lors que ces coûts doivent être préfinancés par ces gestionnaires. Il en résulte également une perte de recette d’exploitation et de valeur pour ces derniers qui ne trouve aucune justification.

Les gestionnaires de réseau sont dès lors contraints d’obérer une partie des investissements destinés au développement, à l’exploitation et à la maintenance desdits réseaux, au risque de ne pouvoir remplir dans des conditions optimales les missions qui leur sont confiées par la loi.

Cette situation est d’autant plus problématique que les demandes de raccordement émanant de producteurs d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelable sont en augmentation constante. A cet égard, la part des raccordements de ce type de producteurs, marginale jusqu’en 2007, est en voie d’atteindre une part très significative de l’ensemble de l’activité de raccordement. La charge financière supplémentaire induite pour les gestionnaires de réseaux auxquels incombent ces raccordements est susceptible de conduire à un relèvement du tarif d’utilisation des réseaux pour l’ensemble des consommateur : ceci n’est pas acceptable..

Il y a donc lieu de mettre à la charge des producteurs d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelable l’intégralité des coûts de raccordement ainsi que des coûts induits de renforcement., cette production pouvant souvent être assimilée à du mitage territorial. 

cf http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2557/255700086.asp

Cet amendement a pour l'instant été retiré. Pas à cause de la grogne de la filière d'ailleurs mais pour un simple motif juridique...
L'affaire reste donc à suivre...
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Par Ariane - Publié dans : Solaire - Communauté : ObjectifTerre
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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /2010 17:05

Première victoire juridique : Casino (Green Yellow) a gagné contre EDF et l'Etat  ! Trois leçons sont à tirer de cette victoire : 

1°/ Le tribunal de Commerce est bien compétent pour statuer sur les contrats d'achat (contrairement à ce que soutenait l'Etat et contrairement aux dispositions de l'article 33 du Grenelle 2) : il ne s'agit pas de contrat de droit public relevant des juridictions administratives.
2°/ Edf Aoa n'agit pas "pour le compte de l'Etat" dans le mécanisme des contrats d'obligation d'achat : ce n'est pas parce qu'Edf reçoit un financement de l'Etat par le biais de la compensation par la CSPE ("une subvention" selon le jugement) qu'il agit "pour le compte et au nom de l'Etat" (conséquence pratique : les non-réponses ou réponses dilatoires ou "courriers-type" d'Edf Aoa sur ses réserves de responsabilité et son "non engagement" quant au tarif applicable aux contrats d'achat sont, au vu de ce jugement, très mal barrées.... :-))
3°/ Au delà de cette victoire juridique, la mobilisation est désormais politique... 
A télécharger ici ou ci-dessous l'intégralité de ce jugement important :

 

JugementTCom01062010

 

JugementTCom01062010

Voir aussi la présentation initiale de ce contentieux ici  http://www.energie2007.fr/actualites/fiche/2433 

** Sur l'inconstitutionnalité, en l'état, de l'article 33 du Grenelle 2 : à télécharger ici la brève parue dans la Lettre de l'Expansion ; brève intéressante même si elle ne mentionne que les 11 recours  contentieux sans viser la centaine de recours gracieux aussi  en cours ; brève erronée quant à la date du vote définitif de la loi Grenelle 2 programmée dès les 15 et 16 puis les 28 et 29 juin prochain et non "à l'automne"...   Sur l'inconstitutionnalité des lois de validation rétroactives, voir la jurisprudence de la CEDH Zielinski dans l'excellent article du Professeur Paul Tavernier, p.7 et 8 : http://www.droits-fondamentaux.org/sites/www.droits-fondamentaux.org/IMG/pdf/df7ptcccedh.pdf      

Par Ariane - Publié dans : Solaire - Communauté : ObjectifTerre
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Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /2010 16:32

A télécharger ici, la note d'information du SER-SOLER sur le Grenelle 2.

Etrange que ne soit pas rappelée la mission d'enquête menée par l'inspection des Finances. Mission IGF *** ayant notamment déjà auditionné tant le SER-SOLER que SOLAIRE DIRECT et dont tout le monde parle aujourd'hui....

*** mission composée de 4 inspecteurs des finances et deux ingénieurs des mines et présidée par J. M Charpin, Inspecteur général des Finances ;  ayant pour objectif "d’analyser le système de soutien à la filière photovoltaïque en France, sont impact en terme d’industrie et de valeur ajoutée sur notre territoire. ; mission qui doit remettre un rapport durant l’été ; notamment sur le volume d’installation en file d’attente actuellement et son impact sur la CSPE.

Par Ariane - Publié dans : Solaire - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /2010 08:12

Voici le plan d'une partie de mon recours amiable contre les arrêtés du 16 mars 2010 (argumentaire sur les illégalités des arrêtés du 16 mars 2010) et les 5 pièces jointes générales à joindre au recours gracieux (en plus des pièces jointes spécifiques à vos projets) :

ARGUMENTAIRE SUR L'ILLÉGALITÉ DES ARRÊTÉS DU 16 MARS 2010 RELATIFS AUX CONDITIONS D'ACHAT DE L'ÉNERGIE PHOTOVOLTAÏQUE

 Plan :

1. CONTEXTE : cinq arrêtés réglementaires et une validation législative

2. CADRE JURIDIQUE 2010 : la hiérarchie des normes : une directive, une loi, des décrets, arrêtés et circulaires

2.1. DIRECTIVE EUROPÉENNE : l'exigence d'une procédure objective, transparente, non discriminatoire et proportionnée

2.2. LOI : l'obligation d'achat

2.3. DECRETS : des procédures réglementaires pour ouvrir droit à l'obligation d'achat

2.4. ARRETES : mesures transitoires et nouveaux tarifs 2010

2.4.1. Arrêté du 16 mars 2010 sur les mesures transitoires

2.4.2. Arrêté du 16 mars 2010 sur les nouveaux tarifs 2010

3. ILLEGALITE DE L'ARRETE "MESURES TRANSITOIRES"

(ARRETE DU 16 MARS 2010, NOR DEVE1006506A)

3.1. Texte de l'arrêté du 16 mars "mesures transitoires"

3.2. Application de l'arrêté du 16 mars "mesures transitoires"

3.2.1. La circulaire du 13 avril 2010

3.2.2. La note d'information du 7 avril 2010

3.2.3. Le courrier-type d'EDF AOA du 8 avril 2010

3.3. Illégalité de l'arrêté du 16 mars 2010 "mesures transitoires"

3.3.1. Illégalité externe : vices de procédure

3.3.2. Illégalité interne : vices de fond

3.3.2.1. Violation du principe de non rétroactivité

3.3.2.1.1. L'arrêté retient une date d'application antérieure à sa publication

3.3.2.1.2. L'arrêté porte atteinte à des droits acquis et des situations constituées

3.3.2.1.3. L'arrêté porte atteinte à des droits acquis par l'effet des CODOA réglementaires

3.3.2.2. Méconnaissance du principe de sécurité juridique

3.3.2.3. Violation du principe d'égalité

3.3.2.3.1. Discrimination selon la puissance maximale en kWc des installations

3.3.2.3.2. Discrimination selon la puissance injectée en kVa des installations

3.3.2.3.3. Discrimination selon le secteur d'activité

3.3.2.4. Violation de la Directive européenne

3.3.2.5. Erreurs manifestes d'appréciation

3.3.2.5.1. Mauvaises réponses à de bonnes questions

3.3.2.5.1.1 Sur les dates butoirs : 10 ou 11 janvier 2010, 31 octobre ou 1er novembre 2009

3.3.2.5.1.2 Sur les dates à considérer : dates d'envoi ou dates de réception

3.3.2.5.2. Bonnes questions restées sans réponses

3.3.2.5.2.1. Le délai de mise en service des installations bénéficiant des dispositions transitoires de l'arrêté du 16 mars 2010 est-il celui de 24 mois prévu par l'arrêté du 12 jannvier 2010 ou celui de 36 mois prévu par l'arrêté du 10 juillet 2006 abrogé ?

3.3.2.5.2.2 Une demande complète de raccordement se transformant arbitrairement en "étude détaillée en vue d'obtenir une PTF" de ERDF vaut-elle "demande complète de raccordement en vue d'obtenir une PTF" au sens de l'arrêté du 16 mars 2010 ?

3.3.2.5.2.3 Sur l'exception agricole et le mécanisme de l'attestation préfectorale agricole : quels sont les critères ?

4. ILLEGALITE DE L'ARRETE "NOUVEAUX TARIFS"

(ARRETE DU 16 MARS 2010, NOR DEVE1006508A)

4.1. Illégalité externe : vices de procédure

4.1.1. Sur la limite de distance de 500m entre deux sites

4.1.2. Sur le défaut de consultation complète de la CRE et du CSE

4.2. Illégalités internes : vices de fond

4.2.1. Violation du principe de sécurité juridique

4.2.2. Violation du principe d'égalité

5. DEMANDES

5.1. Constat : la paralysie de la filière

5.2. Proposition : pour sortir de la paralysie, une demande de médiation et d'information publiques, objectives et transparentes

5.3. Conclusion : sans médiation, suspensions et explications, des recours en indemnisation

-----------------------------------------------

Pièces à Joindre (impératif ! ces 5 pièces jointes, dont mon doc pdf intitulé "MotivationRecours...PJn°5" sont impérativement à produire sous peine d'irrecevabilité du recours ! préparez leur impression) :

N°1 Arrêté "mesures transitoires" (Téléchargeable ici)

N°2 Arrêté "nouveaux tarifs" (Téléchargeable ici)

N°3 Circulaire d'application (Téléchargeable ici)

N°4 Délibération de la CRE (Téléchargeable ici)

N°5 Argumentaire sur l'illégalité (pas téléchargeable, pour mémoire, je le facture 500€HT selon devis téléchargeable ici et explications ici ; à réception du mel d'accord sur ce devis signé par vos soins, je vous le fait parvenir)
http://www.energie2007.fr/actualites/fiche/2651/photovoltaique_electricite_polemique_meeddm_grenelle_200510.html et

http://www.cleantechrepublic.com/2010/05/20/solaire-grenelle2-polemique/ 

Par Ariane - Publié dans : Solaire - Communauté : Grenelle de l'Environnement
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /2010 01:18

Conséquence directe des nouveaux arrêtés tarifaires du 16 mars 2010, la nouvelle procédure imposée par ERDF pour les demandes de raccordement change****  : cf la dernière version des fiches de collecte ERDF, en date du 26 avril 2010  http://www.erdfdistribution.fr/medias/DTR_Racc_Prod/ERDF-PRO-RES_21E.pdf et la rubrique "producteurs" du site d'ERDF.

 

Quatre commentaires :

 

1/ Comme on pouvait s’y attendre la procédure a été complexifiée. En particulier il n’est plus possible de faire des demandes d’étude de faisabilité simplifiée sans connaitre le type des panneaux et les marques des onduleurs. En conséquence, un client doit donc dorénavant d’abord effectuer un appel d’offres et la sélection d’un installateur alors qu’il ne saura même pas encore si le poste de raccordement lui permettra d’exporter l’électricité générée***.

 

2/ Pour tous ceux qui s'interrogent sur l'éligibilité de leur projet à un tarif déterminé, ce document est essentiel et doit être relu, notamment pour bien comprendre les différences entre étude détaillée et ptf. Idem pour toutes les autres règles sur les PC ou DT (et évidemment le comparatif des versions successive d'ERDF s'impose à l'effet de déterminer quelle procédure exacte était applicable à telle date ). Idem pour les dispositions applicables aux centrales au sol.

 

3/ Si les recours déposés contre les arrêtés du 16 mars 2010 aboutissent, comme j'y compte bien, ce document et toute la procédure de raccordement peut encore changer, notamment pour supprimer le caractère exogène et un peu arbitraire du dispositif.

 

4/  De même la procédure de raccordement ERDF va aussi changer si  l'article 33 du Grenelle 2 est définitivement adopté le 29 juin prochain. Comme vs le savez, au-delà de son amendement anti-recours, il prévoit aussi plein d'autres dispositions essentielles, notamment pour le raccordement des petits projets (cf point V de l'article 33). 

 

ps :***merci de l'info  "François" !


 


Par Ariane - Publié dans : Solaire - Communauté : Grenelle de l'Environnement
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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /2010 20:02

Au vu de l'article 33 de la loi Grenelle 2 sur le photovoltaïque visant, selon le Gouvernement, à "conforter le dispositif tarifaire", vous êtes nombreux à vous décourager de la situation, qui devient inextricable. Je vous comprends ! Voici les quelques précisions que je peux vous apporter.

1° / Tous les recours contre les arrêtés de janvier 2010 tombent et ces recours (gracieux ou contentieux c pareil) sont réputés de nul effet si, et seulement si, la loi Grenelle 2 est, en premier lieu, définitivement adoptée, vers la mi-juin, par la Commission Mixte Paritaire Assemblée Nationale / Sénat composée de 7 députés et 7 sénateurs et est, en second lieu, non censurée sur ce point par le Conseil Constitutionnel (sa saisine par 60 députés ou sénateurs contre les articles 33 et 34 est en préparation ; des motifs sérieux d'inconstitutionnalité de l'article 33 existent). 

2°/ Loin de ce qu'on peut entendre ici ou là, les arrêtés des 12 et 15 janvier 2010 ne sont donc pas encore définitivement validés (même si on peut le craindre à brève échéance si les actions évoqués au 1° foirent*** toutes les 2). Surtout, en aucun cas la validation législative par l'article 33 de la loi Grenelle 2 ne vise les arrêtés du 16 mars 2010, et notamment celui le plus scélérat sur les mesures transitoires avec les dates butoirs rétroactives. Certes, on n'est pas à l'abri d'un nouveau "cavalier législatif" de validation de ces arrêtés, ce qui est même fort probable, mais encore faut-il que le calendrier parlementaire et juridictionnels coïncident... 

3°/ Si vous aviez formé un recours gracieux ou contentieux contre les arrêtés et communiqués de janvier 2010 compte tenu notamment de leur rétroactivité (sur la base de mon modèle ou de tout autre), autant considérer que c'est peine perdue (bien que dans certains cas, il soit intéressant de les actualiser et de les poursuivre). Surtout, il faut, à mon avis, si vous êtes bien accroché et déterminé à poursuivre ce combat de  David contre Goliath à l'issue incertaine, recommencer contre les arrêtés du 16 mars 2010 publiés le 23 mars. Recommencer pourquoi ? D'abord pour préserver vos droits car la situation peut encore évoluer (cf 1° et 2° et 4°/). Ensuite car vous risquez sinon d'être forclos (c'est-à-dire "banané"*** car le délai de recours sera expiré : passé le 24 mai dernier délai d'envoi par RAR du recours contre les arrêtés du 16 mars publiés le 23 mars, vous n'avez plus de voie de droit pour espérer bénéficier du tarif S06 et vous acceptez donc le tarif S10).

4°/ Si vous envisagez de faire un recours d'ici le 24 mai (dépêchez vous, c du boulot !), vous avez le choix comme pour les précédents recours contre les arrêtés de janvier 2010, entre le recours gracieux et le recours contentieux. Ils ont le même effet mais pas le même intérêt. Je préfère le recours gracieux, pour pleins de raisons : coût, délai, marge de négo etc. Sachant qu'en plus un recours contentieux (au moins !) est de toutes façons engagé au Conseil d'Etat, il me semble inutile de les multiplier car l'effet de la chose jugée sera valable pour vous tous. Si une décision du Conseil d'Etat annule ou suspend l'exécution des arrêtés du 16 mars, cette jurisprudence bénéficiera à tout le monde. Et tous ceux qui auront fait un recours gracieux pourront aussi en revendiquer l'application à leur cas particulier. En revanche, pour ceux qui n'auront pas pris la peine de faire un recours, encore faudra-t-il que leur cas particulier soit rattachable à la chose jugée, ce qui n'est pas gagné d'avance !

5°/ S'agissant de ce recours gracieux, je publierai peut-être mon modèle-type mais ce n'est pas certain (c un peu rageant d'être copiée sans vergogne ni remerciement). A vrai dire, pour l'instant, je veux aussi le facturer... Le devis de facturation est téléchargeable là. Avec 3 options, l'une à 500 €HT (modèle-type), l'autre à 1000 €HT (modèle-type adapté au cas spécifique et suivi de négo), la dernière à 1500 €HT (pour un recours unique avec un gros volume de dossiers à traiter, un recours contre un dossier pv "en panne" n'est pas le même qu'un recours (unique) pour 20 dossiers "retoqués"***). Je suis un peu confuse de ne pas poursuivre la gratuité, mais vous n'imaginez pas le temps passé sur vos dossiers pv, c''est passionnant mais chronophage et mon association ne souhaite finalement guère ni "porter" ces recours ni encaisser de cotisations d'entreprises sur ce point.  

6°/ A coté de ces recours gracieux, pour ceux qui sont un peu "déboussolés" par les réponses à faire au courrier-type d'EDF AOA ou des autres ELD ou qui rencontrent d'autres types de difficultés (notamment quant à un refus d'attestation préfectorale pour les projets agricoles, ou quant à des changements techniques de modules ou d'onduleurs), j'essaye aussi de vous aider à "dépatouiller"*** votre dossier dans toute la mesure de mes possibilités. En général, je facture ces conseils, au temps passé. En revanche, je facture jamais mon temps d'entretiens téléphoniques.

7°/ Si vous préférez intenter un recours contentieux, avec l'intérêt que cela représente, je vous recommande de passer, dans cet ordre (totalement subjectif !) de préférence, par Me Benoit Coussy ou par Me Emmanuel Rosenfeld ou par Me Arnaud Gossement ou par Me Frédéric Ecolivet. Ils sont, je crois, les meilleurs sur le sujet. Mais surement pas les seuls.    

Je reste à votre disposition.
Bien à vous.

*** Désolée de ne pas être très claire et de vous écrire en langage direct mais peu châtié... je suis tellement vidée et épuisée par les réunions et débats sur le Grenelle 2, je n'en trouve plus trop mes mots ! Bref, repos total demain...mais je me consacre aux recours tout le we. Si je ne suis pas assez claire, n'hésitez pas à m'écrire ou me téléphoner ou même me rencontrer pour des explications complémentaires. 

Par Ariane - Publié dans : Solaire - Communauté : Grenelle de l'Environnement
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /2010 23:18

Quel gâchis cette histoire de tarifs incompris... Cf http://www.liberation.fr/terre/0101634690-a-marseille-le-solaire-donne-de-l-urticaire-aux-verts

A Marseille, le solaire donne de l’urticaire aux Verts

Énergie. Les bâtiments municipaux vont être équipés de panneaux gérés par le privé. Un cadeau aux multinationales, selon les élus écolos.

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Par MICHEL HENRY Marseille, de notre correspondant.

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La ville de Marseille est-elle (pour une fois) en avance sur tout le monde, en louant ses toits à des opérateurs privés qui tireront de confortables bénéfices de l’exploitation des panneaux photovoltaïques ? La question a agité hier le conseil municipal. Les élus, toutes tendances confondues (sauf les Verts, opposés), ont adopté des conventions avec cinq entreprises (EDF Energies nouvelles, GDF Suez, Solaire Direct, Yomatec, Tenergie) qui installeront ces panneaux pour produire de l’énergie solaire sur les toits de 115 bâtiments municipaux.

«Aucune ville en France ne s’est engagée autant que Marseille, tant en superficie qu’en puissance», a vanté Hélène Venturino, conseillère municipale déléguée aux énergies renouvelables. La municipalité UMP est très fière : «Ce geste environnemental fort ne coûtera rien aux Marseillais et rapportera 26 millions d’euros [sur vingt ans]», en redevance directe et en nature (entretien de l’étanchéité des bâtiments). La facture d’installation (89 millions d’euros) est partagée par les entreprises, qui vont produire 14,9 millions de kWh par an. «Les opérateurs espèrent une rentabilité dans dix ans», a indiqué l’élu UMP Bernard Susini. Le Modem et l’opposition PS ont voté pour, notant que «40 millions d’euros de travaux iront à des entreprises locales». Les communistes se sont également dits favorables, tout en fustigeant un système qui «favorise les entreprises privées».

Voilà précisément ce qui chiffonne les (rares) élus écologistes. Pour Michèle Poncet-Ramade, cette opération de «marketing vert» permet surtout aux opérateurs de bénéficier de la «bulle solaire» «A ce jour, aucun placement n’est aussi rentable, puisque EDF rachète l’électricité produite cinq fois plus cher que le prix de vente aux consommateurs.» Pour les Verts, ces installations n’améliorent pas le bilan énergétique des bâtiments concernés (écoles, crèches, gymnases), car l’électricité ne sera pas consommée sur place, mais remise sur le marché. «Nous louons des toits à des revendeurs d’électricité qui feront, à terme, 10 à 14% de bénéfices, déplorent-ils, dénonçant des cadeaux faits aux grandes firmes multinationales venant s’acheter une bonne image écolo-compatible.»

Les énergies renouvelables pourraient, au contraire, financer «de grands projets d’infrastructures de transports collectifs», selon le porte-parole des élus écolos, Sébastien Barle. Il suggérait de créer des sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC), réunissant collectivités territoriales, entreprises, citoyens et associations locales afin de réinjecter les bénéfices dans des projets «d’utilité sociale majeure». Mais la proposition a été rejetée.

Les installations concerneront, à terme, 160 000 mètres carrés de toitures. Et au final, sept entreprises seront retenues. «Nous donnons l’exemple», s’est réjoui Jean-Claude Gaudin, le maire (UMP) de Marseille.«Si ça marche bien», l’édile souhaite à l’avenir installer des panneaux photovoltaïques sur les 35 hectares que la ville possède sur le site de l’ancienne décharge à ordures d’Entressen (Bouches-du-Rhône).

Par Ariane - Publié dans : Solaire - Communauté : Grenelle de l'Environnement
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /2010 10:28

Le site du CEIAB (Comité d'Evaluation des produits photovoltaïques Intégrés Au Bâti, comité d'experts du Ministère, de l'Ademe et du CSTB) est ouvert. Pour tous les fabricants, distributeurs, installateurs et développeurs, il est très important d'y surfer !

Rappelons en effet que les critères techniques d'intégration ou d'intégration simplifiée au bâti sont assez complexes (cf l'annexe 2 de l'arrêté du 12 janvier 2010 modifié par l'arrêté du 16 mars 2010, NOR: DEVE0930803A, version consolidée sur légifrance ici).

Rappelons surtout que ces critères d'intégration au bâti ont changé et sont désormais bien plus restrictifs.

C'est le rôle du Comité d'Evaluation de l'Intégration Au Bâti (CEIAB) de classer les procédés d'intégration photovoltaïques comme éligibles au tarif d'intégration au bâti ou d'intégration simplifiée au bâti. Selon leur éligibilité, deux listes de produits seront publiées au 1er juillet 2010 1er septembre 2010 (depuis l'actualisation du site du CEIAB en mai 2010, la date de publication des produits et procédés à changé : elle a été reculée au 1er septembre 2010, puis réactualisées. Ces listes étant établies sur demande volontaire des fabricants ou des distributeurs, il est important qu'ils se manifestent et saisissent le CEIAB du dossier de présentation de leurs produits photovoltaïques.

L'avis du CEIAB quant à l’éligibilité d’un procédé d'intégration photovoltaïque au tarif d’intégration ou d’intégration simplifiée au bâti :

ne porte que sur les critères techniques définis à l'Annexe 2 de l'arrêté tarifaire du 12 Janvier 2010, modifié par l'Arrêté du 16 Mars 2010 ;

ne se substitue en aucune façon à une procédure d’évaluation voire de certification, réalisée par un organisme tiers jugeant de l’aptitude à l’emploi et de la durabilité du procédé photovoltaïque (stabilité, étanchéité, sécurité etc. visées à travers une procédure d'Avis Technique, Pass’Innovation, ATEx, DTA,... ou toutes autres règles équivalentes émanant d’un pays membres de l’Espace économique européen).

Il appartient donc à chaque porteur de projet de s'assurer que son projet remplit ces conditions non techniques, comme l'âge, l'usage, le clos et le couvert....

Il appartient également à chaque porteur de projet de s'engager sur la qualité du procédé d'intégration photovoltaïque au bâti retenu, en terme de Responsabilité, Garantie et Assurabilité de l'Ouvrage.

Sur le site du CEIAB, plusieurs documents sont très importants :

-1- le document sur le nouveau dispositif tarifaire 2010

Ce tableau récapitulatif des nouveaux tarifs, actualisé au 1er mai, est particulièrement clair.

-2- le document sur les règles de fonctionnement du CEIAB

A noter, un  système de recours amiable à l'encontre des avis du CEIAB (:-) ! ) et les dates des prochaines réunions du CEIAB les 15 avril, 7 mai et 1er juin 2010. Distributeurs et fabricants, ne manquez pas ces échéances pour présenter vos dossiers et avoir vos produits retenus dans la première liste d'éligibilité publiée le 1er juillet 2010 !

-3- le guide d'aide au dossier d'examen des produits photovoltaïques par le CEIAB

A noter que ce dossier d'examen par le CEIAB doit se faire pour chaque dénomination commerciale des produits ou installations photovoltaïques. 

Face à ce dispositif, je n'ai qu'un seul regret : que le CEIAB ne soit composé que d'experts du Ministère, de l'Ademe et du CSTB sans que les ONG n'y soient associée pour y élargir la gouvernance et y jouer le rôle bien utile de naïf de service...  

Pour en savoir + :   http://www.ceiab-pv.fr/


Par Ariane - Publié dans : Solaire - Communauté : Taxe Carbone
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Blog d'Ariane Vennin,
Porte-Parole d'Ecologie sans Frontière (ONG membre du Grenelle de l'Environnement et association agréée de défense de l'environnement),
blogueuse sur des thématiques écologiques et juridiques (maître de conf en droit de l'environnement, consultante spécialisée en environnement opérationnel pour collectivités, entreprises et avocats ; ex élue local et avocate en droit de l'environnement)

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