Interview d'Ariane Vennin dans Libération sur l'éco-conception des produits et la consommation durable :
Qu'est-ce que l'écoconception ?
Cela consiste à prendre en compte tous les stades de la vie d'un produit, de sa naissance à son tombeau. A chaque stade, son bilan écologique doit être positif, avec un faible impact environnemental (peu gourmand en matières premières, énergie, eau...). On privilégie ainsi une lessive efficace à l'eau froide car une grande partie de l'énergie consommée par une machine sert à chauffer l'eau.
Les produits verts ont-ils la cote ?
Un sondage récent montre que 40 % des jeunes consommateurs sont favorables aux produits écologiques et éthiques. En conséquence, les industriels s'orientent vers l'écoconception afin de répondre à une demande croissante en produits verts, recyclables... Certains ont anticipé la demande ; d'autres ont considéré que la vague des produits écolo allait passer. Or, c'est bien une tendance de fond. L'industrie cherche à transformer la mention bio qui relevait plus de l'escroquerie (telle que «protège la planète») en véritable réflexion. Ce n'est plus un gadget marketing à destination des «babas» et des «bobos». La gamme des produits s'élargit, même s'il n'y en a pas assez. On trouve désormais partout des rayonnages de produits alimentaires bio ou issus du commerce équitable, même dans les supermarchés discount.
Quels leviers pour doper l'écoconso ?
Avant tout, l'information peut changer les choses. Les labels aussi, comme l'étiquette énergie qui a forcé les industriels à faire un effort en terme de consommation d'énergie. On attend aussi de la grande distribution une démarche plus responsable. Exemple : Leclerc a beaucoup communiqué sur les produits respectueux de la planète ou les sacs plastique, ça s'arrête là. Le consommateur attend la même réflexion sur les emballages de yaourts ou les packs de bière.
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